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Biodiversité ITER

Travaux préparatoires

Les bâtiments de bureaux

Travaux préparatoires

Le défrichement

Les opérations de défrichement se sont déroulées en deux temps. A cours de la première phase réalisée en 2007, environ 70 hectares ont été défrichés correspondant à la zone d’implantation des entreprises travaillant sur le chantier, la plateforme où ont lieu actuellement les opérations de nivellement et une partie du vallon où sont stockés les déblais non valorisables issus des travaux de terrassement.

Au cours de la deuxième phase réalisée au début de l’année 2008, la deuxième partie des opérations de défrichement (une vingtaine d’hectares environ) correspond aux zones d’implantation du rond-point d’accès au site, du futur siège de l’organisation internationale et au reste du vallon de stockage des déblais.

La dernière opération a concerné la zone d’implantation des réseaux hydrauliques pour la gestion des eaux du site ITER en bordure de la route départementale 952 en direction de Vinon-sur-Verdon.

Les bois coupés ont été évacués vers les différentes filières de valorisation préconisées par l’Office national des forêts : bois de menuiserie, bois de chauffage…

Les voies d’accès et infrastructures du chantier

Le rond-point Iter

Un rond-point sur la route de Vinon-sur-Verdon a été construit face à l’entrée du site ITER. Outre son gabarit de 28 mètres de rayon et ses deux accès (l’un vers la zone « chantier » et l’autre vers le futur bâtiment du siège ITER), ce rond-point a une autre particularité : son terre-plein central a été spécialement conçu pour permettre le futur passage des convois des composants exceptionnels d’ITER. En outre, une voie de liaison a été créée à l’intérieur du site permettant de relier l’entrée du site à la zone « entreprises ».

La zone « entreprises »

La zone entreprises, opérationnelle depuis le printemps 2008, a été dimensionnée pour accueillir jusqu’à 400 personnes. Implantée sur une zone de trois hectares, elle permet aux entreprises qui interviennent sur le chantier de disposer d’équipements et d’un ensemble de services (salles de réunion, réfectoires, vestiaires, sanitaires…).

Les alimentations en électricité et en eau

L’alimentation en électricité

L’alimentation en électricité nécessaire pour le fonctionnement de l’installation de recherche constitue un autre volet des aménagements prévus sur le site. Elle sera fournie par la ligne qui assure l’alimentation électrique de l’installation de recherche Tore Supra à Cadarache depuis 20 ans ; cette ligne est connectée sur la ligne très haute tension (THT) qui relie le poste de Tavel (dans le Gard) au poste de Boutre (dans le Var).
Les travaux consisteront à adapter et prolonger cette ligne existante sur environ un kilomètre jusqu’au site ITER, tout en ne modifiant pas le tracé actuel. Ils seront réalisés par Réseau de Transport de l’Electricité (RTE) et seront soumis au processus d’autorisation administrative. Les travaux dureront environ six mois pour une mise en service prévue fin 2012.

En attendant, le chantier sera alimenté par deux postes électriques de 15 kV alimentés par les lignes électriques du centre du CEA.

L’alimentation en eau

La mise en place de canalisations pour installer le système de refroidissement de l’installation de recherche est en cours. Ce système servira à évacuer la puissance thermique générée au coeur de l’installation. Au moment des expériences, environ 1 200 MW de puissance thermique, produite par les réactions de fusion et par les pertes calorifiques des différents équipements d’ITER, devront être évacués. Cette fonction sera assurée par des tours de refroidissement, à tirage forcé, induisant un besoin d’environ 1,5 million de m3 d’eau par an. L’une des solutions pour l’approvisionnement en eau, en cours d’étude et de négociations, consiste à s’approvisionner avec l’eau du canal de Provence. Cette solution présente l’avantage technique de pouvoir acheminer l’eau par gravité jusqu’à l’installation de recherche via une canalisation souterraine. Selon les études réalisées, ce prélèvement d’eau représentera une part très faible (moins de 1 % environ) de la quantité véhiculée par le canal de Provence et n’aura pas d’impact sur les autres usagers de ce canal.

Les bassins d’eau de refroidissement

L’eau qui sera utilisée pour assurer l’évacuation de la puissance thermique du tokamak ITER sera en grande partie transformée en vapeur dans les tours de refroidissement. La partie restante sera rejetée sous forme liquide via quatre bassins de rejet. Ces quatre bassins, d’une capacité de 3 000 m3 chacun, sont actuellement en cours de construction sur le site : le premier destiné au remplissage, le deuxième pour les contrôles et tests des eaux et le troisième pour les opérations de vidange. Le quatrième bassin constitue un bassin de secours. Leur construction a démarré en mai 2008 et mobilise près de 70 personnes.

Les réseaux hydrauliques

Les travaux d’implantation des réseaux hydrauliques sur plus de 2 km en bordure de la route départementale 952 qui relie les communes de St Paul lez Durance et Vinon-sur-Verdon sont en préparation. Ces futures canalisations, enterrées à quelques mètres de profondeur, gèreront les différentes eaux du site ITER : eaux sanitaires, eaux industrielles, eaux de refroidissement et eaux pluviales. La réalisation de ces opérations est rendue complexe par la nécessité de préserver des zones de biodiversité et de s’adapter au terrain naturel qui affiche par endroits un dénivelé de plus de 20 mètres. Ces travaux mobiliseront environ une soixantaine de personnes durant sept mois.

Le terrassement

Le nivellement de la plateforme (une quarantaine d’hectares environ) où sera construite l’installation de recherche constitue le cœur de l’activité des travaux réalisés en 2008.

Les dimensions de cette plateforme destinée à accueillir les équipements ITER sont impressionnantes (1 km de long sur 400 mètres de largeur, soit l’équivalent d’une soixantaine de terrains de football). Ce qui correspond environ à sept fois la surface de la plateforme où est actuellement construit l’EPR à Flamanville ou le volume des déblais de la pyramide de Khéops.

A la fin de l’année 2008, plus de 2 millions de m3 de matériaux auront été déblayés dont environ la moitié aura été valorisée sur place. Les matériaux non valorisables (environ 1,2 million de m3) sont stockés dans une zone spécifique à l’intérieur du site limitant ainsi les transports sur la voie publique. Plus d’une centaine de personnes sont mobilisées par ces travaux de terrassement.

Plus d’une vingtaine de conducteurs d’engins, âgés de 20 à 25 ans, ont suivi une formation spécifique dispensée sur site. Ces formations ont été adaptées en fonction de l’engin de chantier piloté (bulldozers, scrapeurs, tombereaux, compacteurs, niveleuses…) et se sont déroulées sur une période de deux mois environ.

Le terrassement en images



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