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A quoi sert le projet ITER ?

L’installation ITER sera-t-elle sûre ?

A propos des déchets nucléaires ?

ITER va consommer beaucoup d'électricité ?

La construction d'ITER a été décidée sans concertation ?

Pourquoi la France finance-t-elle à la fois ITER et le laser Mégajoule ?

ITER à Cadarache : un site adapté 

La protection de l’environnement 

Le budget d'Iter

L'impact d'Iter

Information et concertation

Questions - réponses

L’installation ITER sera-t-elle sûre ?

Pas de risque d’emballement de la réaction de fusion

L’un des atouts majeurs de l’énergie de fusion est lié au procédé utilisé pour obtenir les réactions de fusion entre deux noyaux d’atomes légers, comme le deutérium (élément naturel)(1) et le tritium (élément radioactif à vie courte [12,3 ans](2)).

Cette réaction de fusion produit un gaz inerte (de l’hélium) et ne peut en aucun cas donner lieu à un emballement incontrôlé. La difficulté du procédé de fusion n’est pas tant d’éviter que le réacteur ne surchauffe, mais au contraire d’assurer en permanence qu’il ne refroidisse pas. Les réactions de fusion ne peuvent se produire que dans des conditions d’équilibre pression-température spécifiques ; à la moindre perturbation de cet équilibre, les réactions de fusion s’arrêtent d’elles-mêmes.

La quantité totale de combustible en fusion au cœur de l’installation nécessaire pour les expérimentations est de l’ordre du gramme. Si l’approvisionnement en combustible est arrêté, la réaction s’arrête en quelques secondes.  La fusion n’est pas une réaction en chaîne et par conséquent on ne peut pas en perdre le contrôle.

Défense en profondeur et contrôles externes

Compte tenu de la présence du tritium, l’installation ITER sera classée installation nucléaire de base conformément à la législation française. Sa sûreté est fondée sur le principe de la "défense en profondeur" qui organise plusieurs lignes de défense, relatives à la conception, la réalisation et l’exploitation de l’installation, comme pour toutes les installations nucléaires en France. A ce titre, l’analyse de sûreté consiste, pour chaque risque identifié qu’il soit d’origine nucléaire ou autre (risques incendie, hydrogène, électrique, inondation, feu de forêt…), à supposer une défaillance, calculer le déroulement du scénario et à prévoir les dispositions permettant  de l’éliminer ou d’en réduire les conséquences éventuelles.

La conception d’ITER a largement bénéficié du retour d’expérience de la construction et de l’exploitation d’installations existantes, comme le JET en Angleterre pour tous les aspects concernant l’utilisation du tritium.

L’installation ITER fera l’objet de contrôles externes par les inspecteurs de l’autorité de sûreté nucléaire et de la Direction régionale de la recherche, de l’industrie et de l’environnement (Drire).

La surveillance de l’environnement

En tant qu’exploitant nucléaire, l’organisation internationale ITER devra disposer d’un programme global de surveillance de l’environnement conforme aux prescriptions réglementaires. Les résultats de cette surveillance de l’environnement seront mis à la disposition du public.

Le tritium, un élément très radioactif ?

Le tritium est un élément radioactif à durée de vie courte (12,3 ans), isotope de l’hydrogène. C’est un élément faiblement radio-toxique.

Son transport sera assuré en application de la réglementation relative aux transports de matières nucléaires. Au regard de la réglementation française, le tritium doit faire l’objet d’une comptabilisation et d’un contrôle au même titre que toutes les matières nucléaires. En revanche, il n’est  pas considéré comme un élément susceptible d’entraîner un risque de prolifération selon les instances internationales comme l’agence internationale pour l’énergie atomique, contrairement aux matières comme le plutonium ou l’uranium (matières fissiles).

Un site sismique ?

Les études du groupe d’évaluation de l’aléa sismique global ou « Gobal Seismic Hazard Assessment Program (GSHAP)», programme de recherche international ont démontré que l’aléa sismique en Provence est modéré par rapport à l’ensemble du globe. Une donnée qui a été intégrée dans la conception du projet ITER. Cet aléa est très inférieur à certaines zones du Japon, de la Californie ou de l’Italie ou de la Grèce.

La réglementation nucléaire française définit des règles plus contraignantes pour les installations nucléaires que celles appliquées aux bâtiments conventionnels (maisons par exemple). Dans le domaine nucléaire, les bâtiments doivent être construits de sorte que leurs structures ne soient pas endommagées en cas de séisme. Ce qui conduit à prendre plusieurs marges de sécurité. Ainsi, la prise en compte du risque sismique pour la conception de l’installation de recherche ITER à Cadarache se traduit par une majoration de l’aléa (mouvements du sol maximum susceptibles de survenir en cas de séisme) et une majoration des dispositions mises en œuvre pour la solidité de l’installation (conception sur patins parasismiques par exemple).



(1) Le deutérium est présent dans l’eau (33 grammes par m3)

(2) Le tritium est produit à partir du lithium, élément naturel présent dans les roches et l’eau de mer (2 grammes par tonne dans la croûte terrestre et 0,18 g par m3 dans les océans)


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