Accueil

> Accueil

Imprimer cette page Réduire la taille du texte Aggrandir la taille du texte

A quoi sert le projet ITER ?

L’installation ITER sera-t-elle sûre ?

A propos des déchets nucléaires ?

ITER va consommer beaucoup d'électricité ?

La construction d'ITER a été décidée sans concertation ?

Pourquoi la France finance-t-elle à la fois ITER et le laser Mégajoule ?

ITER à Cadarache : un site adapté 

La protection de l’environnement 

Le budget d'Iter

L'impact d'Iter

Information et concertation

Questions - réponses

Le budget d’ITER

Est-ce qu'ITER est un gouffre financier ? Induit-il une charge excessive pour la recherche française ?

Le coût du programme ITER est réparti entre les sept partenaires de l'Organisation internationale ITER : l'Union européenne (+ la Suisse, au titre de sa participation à Euratom), la Chine, l'Inde, le Japon, la Corée du Sud, la Russie et les États-Unis, soit 34 nations.

Sur la base des estimations effectuées, le coût de la valeur du projet a été estimé à 12,8 milliards d'euros (conditions économiques 2008) pour les 12 années de la phase de construction de la machine.

Les coûts liés à l'exploitation sont estimés à 5,3 milliards d'euros (conditions économiques 2000)  sur environ 20 ans, à 280 millions d'euros (conditions économiques 2000) pour la période de cessation définitive d'exploitation, et 530 millions d'euros (conditions économiques 2000) qui seront provisionnés durant la phase d'exploitation par les partenaires internationaux pour le démantèlement.

Les membres d'ITER assurent le financement du projet à 90% en nature : conformément à un partage établi par négociation entre les partenaires en 2006, chacun des membres livre à ITER Organization des éléments de la machine fabriqués sur son propre territoire. Si la « valeur » de cette contribution est définie, son « coût », pour chacun des membres, peut varier dans le temps en fonction de plusieurs facteurs : évolution du prix des matières premières, du coût de la main d'œuvre, des marchés financiers, etc.

Prenant en compte ces paramètres, l'Europe, qui assure 45% des fournitures en nature d'ITER (essentiellement les bâtiments) a procédé à de nouvelles estimations. La réévaluation de la part européenne qui passe de 2.7 (estimation réalisée en euros 2000) à 6.6 milliards d'euros sont multiples :

La contribution directe de la France à la construction d'ITER s'établit à 1,1 milliard d'euros, conditions économiques 2008, parmi lesquels 467 M€ seront assurés par les huit collectivités territoriales de la région Provence-Alpes-Côte-D'azur et le reste par l'État. Les dépenses relatives aux travaux d'aménagement du site et de construction des équipements régionaux, réalisés entre 2007 et 2010, représentent 208 millions d'euros courant ; elles comprennent la viabilisation du site (réseaux hydraulique et d'électricité, de téléphone, internet, évacuation des effluents) ainsi que l'aménagement des infrastructures pour l'acheminement des composants et la construction d'une école publique internationale.

Les retombées économiques pour la région PACA sont multiples et prennent des formes diverses (plus de 600 millions d'euros à fin 2010) :

Quelques éléments de comparaison

Le coût des recherches sur les nouvelles sources d'énergie, y compris la fusion, doit être mis en rapport avec le coût de l'énergie : le marché mondial de l'énergie représente un volume annuel d'environ 3 500 Milliards €. 

Selon un Rapport du Programme National des Nations-Unies pour l'environnement (PNUCED) rendu public au mois de juillet 2010, l'investissement mondial dans les énergies renouvelables (solaire, éolien, biomasse etc.) est de l'ordre de 125 milliards d'euros annuellement. C'est près de dix fois plus que le coût d'ITER qui, lui, est étalé sur trente ans.

L'Europe consacre chaque année deux fois plus d'argent aux énergies renouvelables qu'à l'ensemble de la recherche nucléaire (fission et fusion). Les sommes allouées à la fusion ne représentent moins de 15% de l'ensemble du budget consacré à la recherche nucléaire. Ces chiffres montrent clairement que l'investissement consacré à la fusion, tant dans le monde qu'en Europe, ne se fait pas au détriment d'autres sources d'énergies.

La seule contribution de la France au fonctionnement du laboratoire européen de recherche en physique des particules à Genève, le CERN est de plus de 100 M€ par an (sans tenir compte du budget de tous les laboratoires français impliqués en physique des particules). Cette contribution est à elle seule du même niveau, voire supérieure, à la contribution française annuelle moyenne à la construction d'ITER.
L'ensemble des pays européens dépense tous les ans environ 9 milliards d'euros  pour construire et faire fonctionner les grandes infrastructures de recherche (hors budgets alloués aux organismes de recherche nationaux et à ceux des universités et hors fusion). Soit, tous les ans, un budget supérieur de 50% au budget total que l'Europe consacre à la construction d'ITER.

L'énergie est l'une des préoccupations majeures du 21ème siècle. Toute source d'énergie potentiellement durable doit être développée le plus rapidement possible.

 

 

Mise à jour : jeudi 01 dcembre 2016 | Mentions légales | Contact | Plan du site |