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A quoi sert le projet ITER ?

L’installation ITER sera-t-elle sûre ?

A propos des déchets nucléaires ?

ITER va consommer beaucoup d'électricité ?

La construction d'ITER a été décidée sans concertation ?

Pourquoi la France finance-t-elle à la fois ITER et le laser Mégajoule ?

ITER à Cadarache : un site adapté 

La protection de l’environnement 

Le budget d'Iter

L'impact d'Iter

Information et concertation

Questions - réponses

A quoi sert le projet ITER ?

L’objectif avec l’installation de recherche Iter est de démontrer, techniquement et scientifiquement, que la fusion pourrait devenir une source d’énergie à l’horizon 2050. Il s’agit de reproduire des réactions de fusion qui ressemblent, sur le principe, à celles créées au cœur du soleil.

Le soleil est une boule de plasma chaud et dense. En fusionnant, les atomes d’hydrogène qui le composent majoritairement se transforment en hélium et libèrent de grandes quantités d’énergie. La tendance du plasma à se disperser et à se refroidir est contrebalancée par la gravitation. Sur terre, les forces de gravitation sont insuffisantes et il est impossible d’obtenir une réaction de fusion entre deux atomes dans ces conditions. Il n’est pas envisageable, non plus, de confiner un plasma atteignant plusieurs millions de degrés à l'aide de parois matérielles.

Sur terre, les chercheurs parviennent à obtenir des réactions de fusion grâce à des installations de recherche appelées tokamak (acronyme russe de Toroidalnaya Kamera c Magnitnymi Katushkami). Le concept du  tokamak a été mis au point dans les années 60.
L’intérêt de ce concept pour produire des plasmas ne s’est pas démenti depuis, puisque les principales installations construites dans le monde furent des tokamaks comme le JT60 au Japon, JET en Angleterre et Tore Supra en France.

S’inscrivant dans l’histoire des recherches sur la fusion, Iter sera la plus importante installation de recherche du monde rassemblant les résultats d’une quarantaine d’années d’expériences scientifiques menées simultanément à travers le monde.

Voir www.iter.org

Est-il possible que la fusion nucléaire ne permette jamais de produire de l'électricité ?

Ce qui est certain, à ce jour, c’est que les expériences réalisées depuis de nombreuses années permettent d’avoir confiance dans l’atteinte des objectifs fixés, nécessaires à la mise au point du processus de production d’énergie par fusion nucléaire.

De nombreuses technologies ont été développées dans le domaine des matériaux, des bobines supraconductrices et de la robotique de maintenance au cours des vingt dernières années qui permettent d’afficher plusieurs records mondiaux de production d’énergie de fusion ; que ce soit en Europe, avec le JET en Angleterre (record mondial de 16 MWTh de puissance en une seconde) et à Cadarache (maintien du plasma à plus de trois fois la température du soleil pendant plus de 6 minutes) ou dans le monde avec le JT 60 au Japon qui a atteint des records de température de l’ordre de 200 millions de degrés. ITER sera la première installation recherche au monde à rassembler toutes les performances qui ont été acquises jusqu’à présent, en parallèle, grâce à différentes installations de recherche dans le monde.

Si la fusion nucléaire produit un jour de l'électricité, ne sera-t-il pas trop tard ?

Toutes les solutions en développement, dont la fusion, contribueront à faire face aux enjeux énergétiques marqués à la fois par :
ö   par des besoins en énergie croissants : la consommation totale d’énergie pourrait être deux à cinq fois plus importante en 2100 compte tenu de l’augmentation de la population mondiale, en dépit des progrès possibles sur les économies d’énergie ;
ö   une raréfaction des ressources en énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon),
ö   des objectifs de réduction des gaz à effet de serre : selon les climatologues, nous devons réduire nos émissions de CO2 de 60 à 70 % au cours des 50 prochaines années afin de minimiser les changements climatiques.

Dans ce contexte, les recherches sur la fusion, dont le projet ITER constitue une étape clé, s’inscrivent dans ce contexte pour :

  1. contribuer à l’indépendance énergétique nationale et européenne,
  2. mieux préserver l’environnement en particulier grâce aux énergies non génératrices de gaz à effet de serre ;
  3. garantir un prix compétitif de l’énergie et son accès à tous.

La fusion offre la perspective de pouvoir contribuer au cours de ce siècle à une production énergétique mondiale sans gaz à effet de serre au moment où la raréfaction des combustibles fossiles se révélera la plus insupportable.

Avec le projet de recherche ITER et l’énergie de fusion à laquelle il peut conduire, il ne s’agit pas d’opposer dans une logique d’exclusion une solution énergétique à une autre mais de permettre aux décideurs, le moment venu, de disposer de toutes les solutions possibles. Le passage à des énergies durables est l’un des plus grands défis du 21ème siècle.
Toutes les sources d’énergie disponibles devront aller dans ce sens et il nous faudra investir davantage pour y parvenir. C’est la raison d’être du projet ITER et la raison pour laquelle il convient de le lancer sans retard désormais.

ITER ne produira pas d'électricité ?

Non, l’installation de recherche ITER ne produira pas d’électricité. Elle a été conçue pour explorer les différents paramètres qui contrôlent l’existence d’un plasma de deutérium et de tritium dans des conditions où l’énergie de fusion produite sera dix fois supérieure à l’énergie nécessaire pour porter le plasma à la température voulue (100-150 millions de degrés). Les équipes scientifiques doivent donc avoir la possibilité de faire fonctionner l’installation de recherche avec toute la souplesse requise pour conduire les programmes expérimentaux. Ceci n’est pas compatible avec une production d’électricité qui requiert un fonctionnement stabilisé de la source de chaleur pour alimenter les turbines.
Le but d’ITER est de démontrer la faisabilité technique et scientifique d’utiliser l’énergie de fusion comme une future source de production d’énergie sur terre. S’inscrivant dans un programme de recherche et développement sur plusieurs décennies, il servira également à tester les technologies clés nécessaires au développement du prototype industriel DEMO, conçu pour démontrer la faisabilité industrielle de la production d’électricité par fusion (environ 1500 MWe).

 


Mise à jour : jeudi 14 septembre 2017 | Mentions légales | Contact | Plan du site |