ITINERAIRE NEWS#6 6 juillet 2012
L'INFO DE LA SEMAINE

La remise en état des pistes ITER !
Le 2 juillet 2011, l'entreprise Eiffage a donné le coup d'envoi des travaux de remise en état des pistes qui ont été aménagées tout au long de l'itinéraire ITER. Il s'agit de reprofiler, compacter ou encore combler des creux à certains endroits sur les pistes qui ont été détériorées en raison de l'érosion naturelle et du passage illicite de véhicules. Quatre zones de travaux sont prévues :
La piste des Salins sur la commune de Berre l'Etang (environ 1,5 km) : du 2 au 4 juillet 2012, le portail Nord, situé à proximité du cimetière, a été ouvert par le personnel de l'entreprise Eiffage de sorte à permettre aux dix-huit habitants du lotissement de contourner cette piste communale durant les travaux.
La piste de Lançon (2,1 km) : les travaux prévus les 5 et 6 juillet 2012 sont limités à une distance d'environ 100 mètres sur la longueur totale.
♦ Les pistes de Cazan (385 m) et de Charleval (4,5 km) : sur la piste de Cazan, les travaux seront limités sur environ 75 m nécessitant, outre des opérations de recompactage et de reprofilage, une reprise du revêtement de surface. La reprise des zones abîmées sur près d'un tiers de la longueur de la  piste Charleval se fera durant la deuxième semaine de juillet.
La piste du contournement de Peyrolles (2,5 km) : les travaux de remise en état concernent près des deux-tiers de la longueur de cette piste. Ils dureront environ deux semaines.
Ces travaux permettront de réaliser les tests techniques qui prévoient le passage d'une maquette constituée de conteneurs remplis d'eau d'un poids de 800 tonnes environ, sur  9 mètres de large et 10,30 mètres de haut, depuis Fos-sur-Mer jusqu'à  Cadarache. Une deuxième tranche de travaux est programmée à la rentrée sur d'autres portions de pistes.

LA PAROLE À...

Jean-Claude Sourdioux, responsable du pôle de gestion de crise transports au sein de la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM).


En provenance des quatre coins du monde, les composants d'ITER arriveront en France par porte-conteneurs sous la tutelle du préfet maritime avant d'entrer sous celle du préfet du département pour emprunter le réseau routier. Même si les réglementations maritime et territoriale sont différentes, les préfets coordonneront leurs forces pour ouvrir la route aux convois. Sur la partie terrestre, la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) aura instruit préalablement  les demandes d'autorisation de convoi des composants d'ITER par délégation du préfet, qu'ils soient exceptionnels ou très exceptionnels. Dans les deux cas, le cadre législatif et réglementaire fixé par le Code de la route est le même que pour tout autre transport exceptionnel. Le pôle de gestion de crise transports,  au sein du service d'appui de la DDTM, gère l'ensemble des demandes d'autorisation effectuées sur le département. Cependant, même s'ils entrent dans le même cadre règlementaire que d'autres convois exceptionnels par leurs dimensions et leur poids hors norme, les grands composants d'ITER feront toutefois l'objet de prescriptions particulières renforcées en terme de sécurité notamment et correspondant à l'emprunt de l'itinéraire routier adapté aux contraintes, de son cahier des charges et des conventions passées par la cellule de coordination avec les gestionnaires du réseaux. Même si par le passé quelques convois très exceptionnels ont été instruits par la DDTM 13, c'est la première fois que le réseau routier du département sera emprunté par des convois réunissant à la fois les caractéristiques des grands gabarits et grands tonnages et ce, durant plusieurs années. Pour faciliter  le traitement des dossiers d'autorisation, nous nous inscrivons d'ores et déjà dans une partie du travail préparatoire mené par la Cellule de coordination de l'itinéraire, et nous nous attacherons à appréhender le plus  en amont chacune des demandes de transport des convois ITER. L'ensemble des précautions relevant de la réglementation des transports exceptionnels qui se concrétiseront dans les arrêtés d'autorisation par certaines prescriptions, sera éclairé par ce travail amont faisant appel aux compétences de tous les acteurs du transport des composants et des réseaux routiers concernés.
Pour les dossiers complexes, le délai d'instruction est généralement d'environ deux mois,  dès lors que sa complétude est validée. Selon la demande, l'autorisation est délivrée pour un ou plusieurs déplacements sur une période déterminée ne pouvant excéder cinq ans.


 

CALENDRIER

Bientôt un convoi de 800 tonnes sur les routes
Le passage d'une maquette constituée de 21 conteneurs remplis d'eau permettra de réaliser les tests techniques sur les ouvrages qui ont été modifiés, renforcés voir remplacés tout au long de l'itinéraire qui relie Fos-sur-Mer à Cadarache. Les conteneurs seront encapsulés dans une structure métallique assurant la stabilité de l'ensemble et équipée de volets latéraux et supérieurs pour former une masse indivisible. Le calendrier des opérations est en cours de définition. Représentations graphiques du convoi qui transportera la maquette : à gauche, au moment des opérations d'embarquement ; à droite, convoi équipé d'un double poste de pilotage.

Une « control room » dernier cri
On se croirait dans une salle de contrôle-commande de la NASA. Les informations défilent sur les écrans informatiques et permettent de suivre pas à pas le transport d'équipements et de composants dans 14 pays différents. Peu importe que l'on soit en en Chine, en Corée, aux Etats-Unis, en Europe, en Inde, au Japon,  en Russie, à Fos-sur-Mer, les opérations liées au déplacement des composants ITER peuvent être suivies, en temps réel, depuis un seul point. D'ici quelques mois, nous serons passés de la fiction à la réalité avec l'ouverture de la « DAHER Control Room ».
C'est l'un des derniers outils d'aide à la décision et au pilotage des opérations mis au point par le groupe DAHER. En charge d'organiser le transport des composants ITER, depuis leur lieu de fabrication jusqu'à Cadarache en passant par Fos-sur-Mer, le groupe DAHER prévoit d'aménager un espace d'environ 200 m2 près de Marseille d'où les équipes pourront piloter les opérations logistiques et de transport. Cette salle de contrôle dernier cri devrait voir le jour d'ici à l'automne prochain afin d'être opérationnelle au moment des tests techniques.  Ce système de pilotage des opérations fait partie intégrante d'une offre plus globale de «Soutien Industriel Intégré TM » baptisée « Integral by DAHER TM » que vient de lancer le groupe DAHER. « Fort de son expertise industrielle et d'une expérience de 150 ans dans le service, DAHER a développé une offre innovante basée sur une méthodologie de diagnostic et de pilotage et des prestations opérationnelles qu'il peut anticiper, modéliser et simuler. Avec « Integral by DAHER TM », le groupe dispose d'une offre intégrée qui lui permet d'industrialiser la démarche de services » précise Vincent Chanron, Directeur Marketing.

PHOTOS/VIDEOS

Aménagements au pont de Mirabeau

La traversée des autoroutes a nécessité la création d'aménagements spécifiques. Sur l'A51, le contournement du tunnel de Mirabeau a impliqué la mise en place de barrière centrale (photos), l'aménagement de rampes d'accès et la construction d'un mur de soutènement le long de la route départementale (RD 952). Le mur qui a été construit en parallèle de la paroi existante sur environ 4 à 5 m de haut a permis d'élargir la route existante de 3 à 10 m. La technique utilisée a consisté à emboîter verticalement des dalles de béton. Appelées «écailles», ces dalles sont dotées de lamelles métalliques recouvertes d'un remblai solidement compacté. Une attention particulière a été portée sur le choix du béton «matricé» d'aspect «pierre» et sur l'architecture du mur par la création de terrasses végétalisées et par la reconstitution d'éperons d'aspect rocheuxaux extrémités des terrasses. Ces aménagements ont été réalisés en tenant compte de la préservation des habitats d'oiseaux ou de rapaces, comme le Grand Duc, qui ont élu domicile dans la falaise qui surplombe la route existante.


Terre plein central aménagé sur l'A51 pour contourner le pont de Mirabeau.


Aménagement au pont de Mirabeau.

DES NOUVELLES DU CHANTIER ITER

Fin juin, le Réseau de transport électrique (RTE) a réussi la mise en service des installations électriques très haute tension construites sur le site ITER, conformément aux engagements de la France pour l'accueil du projet ITER à Cadarache. Le nouveau poste électrique très haute tension permettra à ITER d'alimenter ses installations au fur et à mesure de leur construction. Mais surtout, cette alimentation a été calibrée pour être capable de mettre en œuvre de forts appels de puissance pendant un temps limité durant les programmes de recherche qui visent à démontrer la faisabilité scientifique et technique de l'énergie de fusion La puissance électrique au cours d'une expérimentation atteindra une pointe qui va osciller entre 620 MW pendant une trentaine de secondes et 450 MW pendant 370 secondes avant de revenir à 120 MW.



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