ItineraireNews#35 17 novembre 2016
NEWS DE LA SEMAINE

Au port de Fos-sur-Mer, déchargement du réservoir qui a voyagé à bord du Schillig.

Prochain convoi ITER
Du 21 au 24 novembre 2016 (3 nuits)
Le prochain convoi ITER permettra d'acheminer deux très imposants réservoirs (35 mètres de long et  4,5 mètres de large et de hauteur) sur l'itinéraire ITER, durant trois nuits, du 21 au 24 novembre 2016. Constitué en train de convoi, ce transport représente le sixième convoi très exceptionnel organisé sur l'itinéraire ITER depuis mars 2016. En partant de Berre L'Etang à 21h30 lundi 21 novembre 2016, il est attendu sur le site ITER le jeudi 24 novembre 2016 à 3 heures du matin.

Des composants exceptionnellement longs

Deux des plus longs réservoirs encore jamais fabriqués pour ITER sont arrivés au port de Fos-sur-Mer au terme d'un périple qui a débuté le 18 octobre en République Tchèque. Ces deux composants, exceptionnels par leur longueur, ont d'abord descendu l'Elbe sur une barge fluviale avant d'être chargées à bord d'un navire à Hambourg une semaine plus tard. Après un mois de traversée maritime, leur déchargement s'est effectué au port de Fos-sur-Mer les 7 et 8 novembre. Les opérations de chargement sur la barge spécialement conçue pour leur transfert maritime ont duré près de quatre heures. Des opérations longues et minutieuses préalables au transfert via le canal de Caronte puis de l'étang de Berre organisées mercredi 15 novembre et jeudi 16 novembre 2016. Le transport terrestre  est prévu sur l'itinéraire ITER, du 21 au 24 novembre 2016, en trois nuits.


Positionnement du réservoir sur la barge au port de Fos-sur-Mer.(c) Daher


Des opérations de chargement et de déplacement de la remorque qui durent près de quatre heures. (c) Daher


Traversée de l'Etang de Berre (c) Daher


Arrivée au port de la Pointe (c) Daher

On les appelle Quench !
Ces deux réservoirs ont été  fabriqués dans les installations de Chart Ferox, sous-traitant du groupe Air Liquide, implantées en République Tchèque. Ces composants sont destinés à recueillir l'hélium dans le cas où un aimant magnétique de la machine ITER perdrait soudainement sa supraconductivité. Lors d'un tel phénomène (appelé Quench), le champ magnétique va considérablement s'abaisser en quelques secondes, généralement en l'espace de 20 secondes environ. L'aimant peut alors commencer à chauffer. Selon le niveau de remplissage de l'aimant, l'hélium liquide  injecté s'évapore à raison de 500 à 1500 litres en quelques minutes et se dilate rapidement. Ces réservoirs appelés par les ingénieurs "les Quench Tanks" sont destinés à récupérer l'hélium évacué dans une telle situation.

CALENDRIER

Nuit 1 du 21 au 22 novembre 2016
De 21h30 à 5h00

Berre l'Etang – Lançon-de-Provence
• Berre L'Etang : départ du convoi à 21h30
•  La Fare-les-Oliviers : 22h45
•  Lançon-de-Provence : 23h15
•  A7 : ralentissements entre 00h15-00h30
•  Pélissanne : 1h25
•  La Barben : 2h10
•  Lambesc : 2h45 (entrée sur la commune)
•  Arrêt sur l'aire de stationnement, piste des platanes à 5h

 

Nuit 2 du 22 au 23 novembre 2016
De 22 h à 1h55
Lambesc-Meyrargues
•  Lambesc : départ à 22 h
•  Vernègues (Cazan) : 22h25
•  Charleval : 22h50
•  La Roque-d'Anthéron : 23h25
•  Saint-Estève : 00h50
•  Le Puy-Sainte-Réparade : 1h25
•  Meyrargues : 1h55 (arrivée du convoi), arrêt sur la piste d'accès à l'A51

 

Nuit 3 du 23 au 24 novembre 2016
De 22 h à 3 h
Meyrargues-Cadarache

•  Meyrargues : départ à 22 h
•  A51 : franchissement de l'autoroute à 22 h. Fermeture de l'A51 à partir de 21 h à 3 h
•  Peyrolles-en-Provence : 22h30 (contournement de la commune)
•  Jouques : 00h05
•  Mirabeau (carrefour giratoire) : minuit
•  Saint-Paul-lez-Durance : 2h
•  Arrivée sur le site ITER : 3h
•  Peyrolles-en-Provence : entre 22h40 et 23h10 (contournement de la commune)
•  Jouques : 00h05
•  Mirabeau (carrefour giratoire) : minuit
•  Saint-Paul-lez-Durance : 2h10
•  Arrivée sur le site ITER  à Cadarache: 3h

ITER NEWS

Construction du complexe tokamak (c) Engage

Plus de 3200 personnes travaillent sur le site ITER
Actuellement on dénombre 3225 personnes travaillant sur le site ITER dont plus de 2 000 personnels d'entreprises sur les zones de construction (équipes d'encadrement comprises). Les équipes de Vinci-Ferrovial-Razel se relaient de 6h à  22 h sur la zone de construction du complexe tokamak. D'ici quelques jours, l'organisation du travail doit évoluer pour permettre aux équipes de travailler en continu (en 3X8). Ce qui se traduira par une nouvelle hausse des effectifs d'ici à la fin de l'année avec plusieurs centaines de personnes attendues sur le site, comme l'arrivée de 200 personnes du consortium Momentum en charge de préparer les opérations d'assemblage des composants de la machine (contrat  de 174 millions d'euros sur 10 ans).

Table d'enroulement des câbles (c) Engage

Une longue chaîne de fabrication en test
Actuellement, quarante-cinq personnes travaillent au sein du bâtiment dédié à la fabrication des quatre bobines poloïdales d'ITER. La société varoise CNIM réalise une série de tests afin de s'assurer de la conformité des câbles de bobinage et du fonctionnement des équipements installés. L'équipe procède aussi à la vérification opérationnelle des appareillages en vue de leur qualification. En parallèle, le consortium ELYTT ALSIUM s'affaire à l'installation des machines et des quatre tables de bobinage restant à mettre en place. A terme, sept tables localisées dans l'atelier permettront de concevoir les bobines qui serviront à stabiliser les plasmas au cœur de la machine.

Hall d'assemblage, haut de ses 60 m, où transiteront tous les composants de la machine (c) Les Nouveaux Médias

La 3D pour positionner les équipements
Une étude topographique en 3 dimensions a récemment été réalisée par le consortium VFR (Vinci, Razel-Bec, Ferrovial) dans la zone dédiée aux systèmes de refroidissement. Un appareil projette des rayons lasers vers les emplacements des futures machines et équipements afin d'en mesurer la densité, le dimensionnement et la capacité de tolérance en fonction des matériaux utilisés. Ces rayons forment ainsi instantanément une projection d'un million de points en trois dimensions qui génèrent les données permettant aux logiciels de dessin industriel de schématiser très précisément la position finale de chaque équipement dans un bâtiment technique.



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