ITINERAIRE NEWS#21 8 octobre 2014
INFO DE LA SEMAINE

Le groupe d'experts sécurité accueillant les représentants d'ITER France, d'ITER et du CEA.

Les experts
On l'appelle le groupe des experts sécurité ITER. Le clin d'oeil à la série télévisée est assumé. Sous la direction du colonel Jean Géneau, chaque membre de cette cellule spécialisée est depuis le 1er août 2014 à pied d'oeuvre pour la préparation des futurs convois très exceptionnels, dans le cadre d'une convention de mise à disposition de personnels conclue entre la gendarmerie nationale, le commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) et l'agence européenne Fusion for Energy. Ils seront officiellement rejoints le 1er janvier 2015 par quatre autres officiers pour couvrir les domaines d'expertise nécessaire à la planification et à la conduite des opérations d'accompagnement des convois très exceptionnels ITER. Unique dans sa mise en oeuvre au sein de la gendarmerie, ce groupe couvre une large palette de compétences : expérience de chef d'escorte et de chef de convoi, en police judiciaire, en renseignement, maritime permettant d'assurer une continuité entre les opérations maritimes (traversée du canal de Caronte et de l'étang de Berre) et terrestres lors du déplacement des convois sur l'itinéraire ITER.
Installée dans les locaux du groupement de gendarmerie départementale des Bouches-du-Rhône à Marseille et disposant de bureaux au sein des locaux de l'Agence ITER France à Cadarache, la mise en place de cette équipe est le fruit de longs échanges constructifs entre la gendarmerie, Fusion for Energy et l'Agence Iter France. « Nous avons réussi à bâtir un dispositif en cohérence avec toutes les facettes de nos missions qui saura s'adapter dans la durée pour faciliter le déplacement des riverains des communes concernées par le tracé de l'itinéraire ITER et garantir leur sécurité autant que celle des convois » se félicite le général de corps d'armée David Galtier, commandant la région de gendarmerie de Provence-Alpes-Côte d'Azur. Le premier convoi très exceptionnel est attendu en 2015. Le premier d'une longue série de quelque 230 convois qui transiteront sur l'itinéraire jusqu'en 2022.


Général David Galtier, Pierre-Marie Delplanque, Jérôme Pamela (AIF) et Didier Kimmel (CEA).


Colonel Jean Géneau



Les MP3 offrent une souplesse et un confort d'utilisation.


Des véhicules adaptés aux vitesses de déplacement des convois ITER (de 5 km/h à 15 km/h).

CALENDRIER

Premiers convois attendus en 2015
Les premiers convois très exceptionnels sont attendus en 2015. L'un d'entre eux d'une taille relativement modeste, comparativement aux convois-tests mis en œuvre durant les deux phases d'essai (septembre 2013, avril 2014), transitera en une nuit entre Berre et Cadarache. Il devrait concerner la livraison des premiers transformateurs électriques (environ quatre-vingt tonnes) en provenance de Corée du Sud qui seront connectés au poste électrique très haute tension sur le site de construction. En partant de Berre l'Etang à 21h30, il doit arriver sur le site ITER à Cadarache (commune de St Paul-lez-Durance, Bouches-du-Rhône) vers 4h40.

Berre-Cadarache en une nuit
Ce convoi dont le parcours est prévu en une nuit empruntera pratiquement les mêmes axes que le convoi-test qui a circulé de nuit sur l'itinéraire lors d'une mise à l'épreuve des aménagements réalisés en 2013 et de la répétition générale organisée avec succès en 2014. Seul le parcours final sera modifié. Ses caractéristiques de masse et de gabarit lui permettront d'emprunter l'autoroute A51 entre Meyrargues et Cadarache plutôt que de circuler sur le réseau départemental.
Pour ce type de convois, les impacts sur la circulation routière des riverains seront limités le temps de leur passage sur chaque tronçon allant de quelques minutes à environ une demi-heure. Des équipes de la gendarmerie seront situées aux points de croisement pour faciliter le passage des riverains au fur et à mesure du déplacement du convoi. Des itinéraires au plus près de leur zone d'habitation et de circulation permettent de contourner l'itinéraire ITER le temps de passage d'un convoi de ce type.

Le dossier d'exploitation
L'Agence ITER France a confié au Cerema la réalisation du dossier d'exploitation définissant les conditions d'utilisation de l'itinéraire ITER et, en particulier, les modalités de passage des convois ITER en une nuit. Ces convois ne couperont pas l'autoroute A7 dans le secteur de Lançon-de-Provence. Leurs caractéristiques leur permettent de circuler sur le pont de la RD 15 qui surplombe cette autoroute. De même, ils pourront emprunter l'A51 entre Meyrargues et St Paul-lez-Durance (sortie 17 Cadarache) ce qui permettra d'éviter la fermeture de cet axe le temps de leur passage.

Agrémenté de cartes, il détaille les aires de secours, les  zones spécifiques, la gestion des flux routiers, le temps de passage du convoi et l'organisation prévue. Il décrit aussi la mise en œuvre du poste de commandement des opérations ITER (PCOI) situé au CRICR à Marseille et placé sous l'autorité du Secrétaire général pour la zone de défense et de sécurité sud.

 

Des réservoirs assez volumineux (près de 7 mètres de long et de large et 5,5 mètres de haut) sont également attendus en début d'année prochaine ; ils transiteront en trois nuits entre Berre et Cadarache.

DES NOUVELLES D'ITER

ITER se construit : des opportunités d'emploi local
La montée en charge du chantier ITER à Cadarache sur la commune de Saint-Paul-lez-Durance (Bouches-du-Rhône) se traduit  par une arrivée progressive des équipes. La montée en puissance des travaux sur le site s'accompagne d'une mobilisation des professionnels de l'emploi et des élus locaux qui cherchent à optimiser les retombées pour le territoire. Les installations qui sont construites sont toutes hors normes. Alors que l'entreprise GTM vient à peine de terminer la dalle de béton qui supportera le poids de l'installation de recherche – près de 400 000 tonnes – des équipes préparent actuellement la construction du bâtiment d'assemblage qui s'imposera à 60 mètres de haut sur 97 m de long et 60 m de large d'ici à la fin de l'année. Et les ingénieurs de Cofely et M+W (environ 200 personnes aujourd'hui) finissent les plans d'une dizaine de nouveaux bâtiments techniques dont la construction va s'étaler jusqu'en 2018. Autant d'opportunités pour dynamiser l'emploi local. C'est dans cet objectif que les élus et Pôle Emploi organisent une série de rencontres d'information : le 16 octobre à Peyrolles-en-Provence et les 28 octobre et 13 novembre dans les secteurs des bassins de Manosque et St-Maximin.


Près de 3 600 tonnes d'acier ont été utilisées pour le radier.


Les fondations du tokamak ont été terminées le 27 août.



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